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Regroupement familial,Titre de séjour

Titre de séjour vie privée et familiale : comment sécurisez votre demande et évitez un refus

Sommaire

L’essentiel à retenir

  • Le titre de séjour vie privée et familiale autorise un étranger à résider et travailler librement en France.
  • Cette carte est délivrée par la préfecture pour un conjoint de Français ou un parent d'enfant
  • La majorité des demandes de première admission ou de renouvellement s'effectue désormais en ligne sur le site de l'ANEF.
  • Il est recommandé de déposer votre dossier complet 2 à 4 mois avant l'expiration pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction.
  • Un avocat expert aide à contester la décision du préfet en cas de refus avec OQTF devant le tribunal.

Le titre de séjour « vie privée et familiale » permet de résider en France selon vos attaches personnelles. Il autorise l’activité professionnelle sans autorisation de travail (sauf exceptions spécifiques). Quelles sont les démarches ? Comment éviter un refus de la préfecture ? Ce guide détaille chaque condition d’éligibilité, les pièces à fournir et la procédure via l’ANEF afin de prouver votre lien familial et de travailler en France. Bénéficiez d’un plan d’action clair sur la mention de vie privée et familiale pour éviter toute erreur fatale lors de votre dépôt. A Paris, nos avocats en droit des étrangers vous accompagnent.

Qu’est-ce que le titre de séjour vie privée et familiale (VPF) et quels sont vos droits ?

Délivré par la préfecture, le titre de séjour « vie privée et familiale » autorise un étranger non européen à résider et à travailler légalement en France, sans demander une autorisation de travail préalable, en raison de ses attaches personnelles ou familiales sur le territoire.

Encadré par le CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), il couvre de nombreuses situations : mariage avec un Français, PACS, parentalité, liens familiaux, situations humanitaires.

Valable un an et renouvelable, il protège également contre l’éloignement forcé (sauf en cas de menace à l’ordre public ou de fraude).

En cas de refus, une OQTF peut être prononcée. Face à des procédures de plus en plus complexes et des critères d’éligibilité stricts, faire appel à un avocat expert en titre de séjour à Paris devient indispensable pour sécuriser votre dossier et maximiser vos chances d’obtenir ce précieux sésame.

Droit au séjourAutorisation de résider légalement sur le territoire français
Titre valable 1 an (carte temporaire) ou 2 à 4 ans (carte pluriannuelle)
Droit au renouvellement si les conditions sont toujours remplies
Protection contre l’éloignement et l’expulsion (sous conditions)
Droit au travailExercice d’une activité salariée sans autorisation de travail préalable
Exercice d’une activité indépendante ou libérale
Accès à certaines fonctions publiques
Droits sociauxAccès à la Sécurité sociale et à l’assurance maladie, CAF, RSA (sous conditions de durée de séjour régulier), aide au logement (APL)
Accès à Pôle Emploi et aux allocations chômage
Accès à la formation professionnelle
Droits familiauxPossibilité de faire venir son conjoint et ses enfants mineurs via le
regroupement familial
Protection de la vie familiale garantie par l’article 8 de la CEDH
Liberté de circulationLibre circulation sur le territoire français
Voyages dans l’espace Schengen (jusqu’à 90 jours sur 180)
Perspective de long termeAccès à la
carte de résident (10 ans)
après 5 ans de séjour régulier
Possibilité de demander la
naturalisation française
sous conditions

Êtes-vous éligible au titre VPF par le mariage, le PACS ou vos liens personnels ?

Le conjoint de français : mariage et PACS

Le mariage avec un ressortissant français ouvre droit, sous conditions, à une carte de séjour vie privée et familiale. La communauté de vie doit être effective et sincère depuis le mariage, et le conjoint doit avoir conservé la nationalité française. Si le mariage a été célébré à l’étranger, l’acte doit être transcrit dans les registres de l’état civil consulaire avant toute demande de visa.

L’entrée sur le territoire se fait en principe avec un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS), à valider en ligne dans les 3 mois suivant l’arrivée. Une dispense de visa est toutefois possible pour les conjoints entrés régulièrement, mariés en France et justifiant d’une vie commune effective sur le territoire.

Pour les personnes pacsées avec un Français, il faut justifier de la réalité de la relation et d’une vie commune en France.

ATTENTION : les mariages de complaisance sont sévèrement sanctionnés : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.

Protection renforcée en cas de violences conjugales

La rupture de la vie commune n’est pas opposable lorsqu’elle résulte de violences conjugales ou familiales. Le titre de séjour est délivré ou renouvelé de plein droit, sauf menace à l’ordre public. L’ordonnance de protection du juge aux affaires familiales accélère rapidement la procédure.

Le regroupement familial : conjoint d’étranger en séjour régulier

Si vous avez rejoint un époux étranger en situation régulière, la procédure de regroupement familial est la voie légale pour obtenir ce titre. Les bénéficiaires doivent en principe entrer avec un visa de long séjour, à valider en ligne dans les 3 mois suivant l’arrivée. Si votre conjoint dispose du statut de résident de longue durée-UE, vous devez justifier d’une résidence commune préalable dans un autre État membre, d’une assurance maladie et de ressources stables et suffisantes.

Parent d’enfant français

Si vous êtes le parent d’un enfant français mineur résidant en France, vous pouvez prétendre à ce titre à condition de résider sur le territoire et de justifier d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de l’enfant depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans selon la situation.

Depuis la loi du 10 septembre 2018, les conditions se sont durcies : lorsque la filiation est établie par reconnaissance de paternité hors mariage, la mère étrangère doit prouver la contribution effective du père français à l’éducation de l’enfant, ou produire une décision de justice en ce sens.

À SAVOIR : La reconnaissance frauduleuse d’un enfant est sanctionnée au même titre que le mariage de complaisance.

Les attaches personnelles et familiales fortes en France (article L423-23 du CESEDA)

Cet article permet à ceux qui résident en France depuis longtemps de faire valoir l’intensité de leurs liens personnels, même sans lien direct avec un Français, sous réserve de prouver une intégration durable. La préfecture apprécie plusieurs critères :

  • l’ancienneté et la stabilité de la présence en France,
  • les conditions d’existence,
  • la maîtrise du français,
  • la volonté d’intégration dans la vie locale,
  • mais aussi la nature des liens maintenus avec la famille restée au pays (la présence d’un conjoint ou d’enfants mineurs à l’étranger pouvant constituer un obstacle).

L’étranger malade ou titulaire d’une rente d’accident du travail

Un étranger dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité peut solliciter ce titre, à condition de résider habituellement en France et de ne pas pouvoir accéder effectivement à un traitement adapté dans son pays d’origine.

De même, un étranger bénéficiaire d’une rente pour accident du travail ou maladie professionnelle versée par un organisme français peut y prétendre, à condition de justifier d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 20 %.

Les jeunes nés en France ou entrés mineurs sur le territoire

Plusieurs situations ouvrent droit à ce titre pour les jeunes :

  • Les personnes nées en France ayant résidé au moins 8 ans sur le territoire et scolarisées dans un établissement français pendant au moins 5 ans à partir de l’âge de 10 ans, la demande devant être déposée entre 16 et 21 ans
  • Les jeunes majeurs entrés en France dans le cadre d’un regroupement familial
  • Les mineurs entrés hors regroupement familial, résidant en France depuis l’âge de 13 ans avec au moins un parent en situation régulière
  • Les jeunes confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) avant l’âge de 16 ans, la demande devant être déposée dans l’année suivant la majorité, après examen du projet professionnel, des liens avec le pays d’origine et de l’avis de la structure d’accueil
  • Les enfants dont l’un des parents est titulaire d’une carte passeport talent, d’une carte de résident de longue durée-UE, ou bénéficie du statut d’apatride ou de la protection subsidiaire

 

L’admission exceptionnelle au séjour

Pour les étrangers ne répondant à aucun des cas ci-dessus, une régularisation reste possible sur le fondement de considérations humanitaires ou exceptionnelles.

Depuis la circulaire du 23 janvier 2025 (dite « circulaire Retailleau »), les conditions ont fortement évolué : la durée de présence requise est passée de 5 à 7 ans, les critères liés à la vie privée et familiale ont été supprimés au profit des métiers en tension, et la maîtrise du français ainsi que la possession de diplômes français sont désormais des critères déterminants.

Chaque situation est appréciée individuellement par la préfecture. En cas de doute sur votre éligibilité, consultez Maître Olivia Zahedi, avocate spécialiste du droit des étrangers, inscrite au barreau de Paris.

 

Êtes-vous éligible au titre de séjour VPF

Quelle est la durée de validité du titre et quand pouvez-vous demander la carte de 10 ans ?

La durée varie selon le type de carte et votre situation.

La carte de séjour temporaire

C’est le titre délivré lors de la première demande. Elle est valable 1 an et doit être renouvelée.

La carte de séjour pluriannuelle : 2 ou 4 ans

Elle est délivrée au moment du renouvellement, sous réserve de remplir certaines conditions.

La durée dépend du motif de délivrance :

  • 2 ans : conjoint de français, parent d’enfant français, attaches personnelles fortes (L423-23)
  • 4 ans : regroupement familial, entré avant 13 ans, né en France, rente accident du travail

 

Cas particuliers

  • Les ressortissants tunisiens conjoints d’un Français peuvent obtenir un titre de 10 ans après un an de mariage, en vertu de l’accord franco-tunisien.
  • Les ressortissants algériens bénéficient d’un régime similaire via l’accord franco-algérien de 1968, sous forme de certificat de résidence, distinct du titre VPF classique.
  • Les victimes de traite des êtres humains reçoivent une carte d’une durée minimale de 6 mois, renouvelable jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.

 

Procédure de demande en ligne sur l’ANEF : les étapes du dépôt au retrait

La dématérialisation est désormais la règle : votre demande s’effectue sur le portail de l’Administration Numérique des Étrangers en France (ANEF). Certaines démarches ne sont pas encore prévues sur le portail de l’ANEF et doivent être effectuées sur la plateforme « Démarches simplifiées ».

Une fois votre compte créé et vos pièces téléchargées, vous recevez une attestation de prolongation d’instruction. Ce document est crucial : il garantit la continuité de votre situation légale et de vos droits en attendant la décision du préfet.

ATTENTION : si le dépôt est numérique, l’examen du fond reste une prérogative humaine de la préfecture de votre domicile.

Une fois le dossier validé, la remise de votre carte de séjour s’effectue physiquement au guichet, sur présentation de votre attestation et, lors d’un renouvellement, de votre ancien titre.

Bug ANEF : comment réagir si le portail bloque votre demande ?

Contrairement aux discours officiels, le dépôt numérique n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Le portail ANEF connaît régulièrement des ralentissements, des impossibilités de téléchargement de PDF ou des blocages de compte. Le danger ? Que l’expiration de votre titre approche sans que vous ayez pu valider votre dossier.

Que faire en cas de défaillance technique ?

  • Documentez le blocage : prenez des captures d’écran datées montrant l’erreur et l’impossibilité de valider. Ces images sont des preuves juridiques essentielles de votre tentative de dépôt.
  • Envoyez un courrier recommandé (LRAR) : si le bug persiste plus de quelques jours, informez la préfecture par courrier recommandé avec les preuves du bug. Cela prouve votre bonne foi et l’absence de négligence de votre part.
  • Le recours juridique « Référé-mesures utiles » : si le blocage informatique vous place en situation irrégulière, un avocat peut saisir le tribunal administratif en urgence. Cette procédure force le préfet à vous donner un rendez-vous physique ou à débloquer votre accès en urgence.

 

CONSEIL D’EXPERT : ne restez pas passif face à un écran qui « mouline ». L’administration est responsable du bon fonctionnement de ses outils. En cas de déni de guichet numérique, la loi est de votre côté, à condition d’avoir constitué un dossier de preuves du dysfonctionnement.

 

Quelles sont les pièces justificatives indispensables pour constituer votre dossier ?

Un dossier incomplet est une cause fréquente de retard ou de rejet implicite de la part de l’administration.

Les pièces communes à toutes les situations

Chaque demandeur doit fournir :

  • un passeport en cours de validité,
  • une copie intégrale de son acte de naissance,
  • 3 photographies d’identité récentes et conformes aux normes en vigueur,
  • un justificatif de domicile de moins de 3 mois.
  • Si vous êtes hébergé chez un tiers, une attestation d’hébergement signée, accompagnée de la pièce d’identité de l’hébergeur et d’une facture à son nom

 

Les justificatifs liés à votre situation familiale

Au-delà du socle commun, chaque motif de demande implique des pièces spécifiques :

  • Conjoint de français : acte de mariage (transcrit si célébré à l’étranger), copie de la carte nationale d’identité française du conjoint, déclaration sur l’honneur de vie commune et preuves concrètes de cette communauté de vie (bail commun, factures partagées, correspondances communes…)
  • Partenaire lié par un PACS : copie du PACS, justificatifs de vie commune et preuves de la stabilité du lien.
  • Parent d’enfant français : acte de naissance de l’enfant avec filiation, justificatifs de sa nationalité française, et preuves tangibles de votre contribution à son entretien et à son éducation (virements réguliers, suivi scolaire, attestations…)
  • Attaches personnelles fortes (L423-23) : tout document attestant d’une présence ancienne et stable en France (contrats de travail, bulletins de salaire, attestations de proches, certificats de scolarité, justificatifs d’engagement associatif, preuves de maîtrise du français…)
  • Étranger malade : rapport médical établi par un médecin agréé par l’OFII attestant de la nécessité de la prise en charge en France et de l’absence de traitement adapté dans le pays d’origine

 

Les justificatifs de ressources

Si vous n’exercez pas d’activité salariée, vous devrez produire des preuves de vos moyens d’existence : attestations de versement d’allocations, relevés bancaires des derniers mois. Ces documents permettent à la préfecture d’apprécier votre capacité à subvenir à vos besoins sans recours à l’aide publique.

 

ATTENTION : Tous les documents en langue étrangère doivent être traduits en français par un traducteur agréé et, le cas échéant, légalisés ou apostillés.

 

Quel est le prix, le délai d’attente et le calendrier pour renouveler votre carte ?

Coût de la taxe et du timbre fiscal en 2026

Le prix du titre de séjour varie selon le motif de délivrance et la date de votre demande. La Loi de Finances 2026 a instauré une hausse significative des taxes à compter du 1er mai 2026, qu’il est impératif d’anticiper.

  • Avant le 1er mai 2026, le montant total s’élève à 225 € (taxe de délivrance de 200 € et un droit de timbre de 25 €).
  • À partir du 1er mai 2026, le montant total passe à 350 € (taxe de délivrance de 300 € et un droit de timbre de 50 €).

 

Certaines situations donnent lieu à des tarifs différents :

  • Visa de régularisation : si vous êtes entré en France sans visa et sollicitez une admission exceptionnelle au séjour, un droit de visa de régularisation de 300 € s’ajoute au coût du titre. Attention : 100 € sont exigibles dès le dépôt du dossier et ne sont pas remboursables en cas de refus.
  • Rente accident du travail : les bénéficiaires d’une rente pour accident du travail ou maladie professionnelle bénéficient d’un tarif réduit, d’environ 150 € au total après la hausse de mai 2026.
  • Retard de renouvellement : tout dépôt hors délai entraîne une taxe de retard de 180 €, qui s’ajoute au prix du titre.

 

Le paiement s’effectue via un timbre fiscal dématérialisé, disponible sur le site officiel des impôts ou dans un bureau de tabac. Un justificatif de paiement doit être présenté lors de la remise du titre définitif en préfecture.

 

CONSEIL D’EXPERT : N’achetez vos timbres fiscaux qu’au moment où la préfecture vous confirme que votre carte est prête à être émise. Un timbre acheté trop tôt peut perdre sa validité si l’instruction de votre dossier s’étend sur plusieurs mois.

 

Calendrier de dépôt : deux mois avant la fin de validité

Il est recommandé de déposer votre demande de renouvellement de titre de séjour au moins 2 mois avant la date d’expiration de votre titre en cours. Ce délai n’est pas anodin : il vous permet de recevoir votre récépissé de renouvellement avant la fin de validité de votre carte, garantissant ainsi la continuité de vos droits.

Un récépissé de renouvellement en cours de validité vous permet en effet de continuer à travailler et à justifier de votre situation régulière pendant toute la durée d’instruction de votre dossier.

Comment renouveler sa carte de séjour Vie Privée et Familiale sans perdre son droit au travail ?

Gérer la période de transition entre deux titres

Lorsque vous déposez votre demande sur l’ANEF, vous recevez une attestation qui prolonge vos droits. Ce document est fondamental pour votre employeur. Il prouve que vous restez titulaire d’un droit au travail malgré l’expiration physique de votre carte plastique. Si vous ne recevez pas ce document à temps, il peut être nécessaire de contacter le service public via les formulaires de contact numérique ou de solliciter une intervention humaine auprès de la préfecture.

Vigilance sur la rupture de communauté de vie

Attention, car lors du renouvellement, la préfecture vérifie que la communauté de vie n’a pas cessé. Une séparation ou un divorce peut entraîner un refus de renouvellement, sauf cas particuliers comme les violences conjugales ou si vous êtes parent d’un enfant français.

Si vous vous trouvez dans une situation de vulnérabilité, il est urgent de consulter un avocat pour adapter votre stratégie et solliciter éventuellement un autre type de titre de séjour conformément à la loi.

Que faire en cas de refus de la préfecture ?

Un refus peut intervenir pour plusieurs raisons :

  • dossier incomplet ou non conforme,
  • pièces jugées insuffisantes ou douteuses,
  • absence de preuves solides des liens familiaux,
  • intégration insuffisante en France
  • ou menace à l’ordre public.

 

Lorsque le préfet envisage un refus alors que vous semblez remplir les conditions, il peut saisir la commission du titre de séjour. Vous serez convoqué par courrier au moins 15 jours avant l’audience, assisté si vous le souhaitez d’un avocat et d’un interprète. La commission rend un avis, non contraignant, que le préfet reste libre de suivre ou non.

Comment savoir si votre demande est refusée ?

Deux situations sont possibles.

  • Si la préfecture vous notifie un refus, celui-ci s’accompagne obligatoirement d’une motivation détaillée et, le cas échéant, d’une OQTF précisant le délai pour quitter le territoire.
  • Si la préfecture ne répond pas dans un délai de 4 mois, ce silence vaut refus implicite.

 

Que faire en cas de refus ?

En cas de notification de refus assortie d’une OQTF, vous disposez de 48 heures, 7 jours ou 1 mois pour saisir le tribunal administratif, selon le type de mesure prononcée. En cas de refus implicite, vous devez d’abord former un recours administratif auprès du préfet ou du ministre de l’Intérieur, puis, en cas d’échec, un recours contentieux devant le tribunal administratif, dans un délai de 2 mois à compter du refus implicite.

Face à un refus ou une OQTF, chaque heure compte. Un avocat expert en titre de séjour peut construire votre recours et maximiser vos chances d’obtenir gain de cause.

Pourquoi l’aide d’un avocat en droit des étrangers est-elle décisive pour votre recours ?

Naviguer dans les méandres du droit de l’immigration requiert une expertise que seul un professionnel peut offrir.

Sécuriser le dossier et anticiper les pièges

Un avocat en droit des étrangers à Paris analyse chaque pièce de votre dossier avant le dépôt. Il s’assure que vous cochez toutes les cases pour la mention vie privée et familiale et que vos preuves de vie commune sont incontestables. Cette expertise sécurise votre dossier dès son dépôt afin de minimiser les risques de rejet arbitraire. En anticipant les points de blocage de l’administration, vous optimisez vos chances d’obtenir une décision favorable et évitez ainsi d’engager des recours contentieux longs et complexes.

La défense de vos droits devant le tribunal administratif

En cas de contentieux devant le tribunal, l’avocat rédige des mémoires juridiques précis basés sur la jurisprudence la plus récente. Il plaide votre cause en mettant en avant l’atteinte à votre vie privée et familiale garantie par la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Face à une administration parfois rigide, la présence d’un conseil dédié est souvent le facteur déterminant pour obtenir l’annulation d’un refus et la délivrance de votre carte de séjour.

 

Sécurisez votre demande de titre de séjour

Sources :

  • https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2209
  • https://demarche.numerique.gouv.fr/statistiques/rdv-premier-titre-de-sejour-vie-privee-familiale

Les questions fréquentes sur le titre de séjour Vie privée et familiale

Comment transformer un visa de court séjour en titre de séjour VPF ?

Transformer un visa de court séjour en titre vie privée et familiale est en principe refusé. Le CESEDA impose un visa long séjour. Exceptions : conjoint de Français entré régulièrement, parent d’enfant français, ou admission exceptionnelle. Dépôt en préfecture avec preuves de vie privée/familiale

Quels sont les risques pour mon titre de séjour en cas de séparation ?

En cas de rupture de la vie commune, la préfecture peut retirer ou refuser le renouvellement du titre de séjour VPF, sauf exceptions liées à des violences conjugales ou à la présence d'enfants. Si votre situation change, il est possible de solliciter un autre type de titre de séjour. Nos avocats vous accompagnent pour anticiper les conséquences d'une séparation sur votre statut.

Est-ce que le titre de séjour VPF est renouvelé automatiquement ?

Non, le renouvellement n'est jamais automatique. Vous devez déposer une nouvelle demande complète sur l'ANEF, idéalement deux mois avant l'expiration de votre titre actuel. La préfecture vérifiera à nouveau que vous remplissez toutes les conditions, notamment la persistance de vos liens familiaux en France et l'absence de menace à l'ordre public. Soyez attentif aux délais pour ne pas vous retrouver en situation irrégulière.

Que faire si je perds mon titre de séjour ?

Si votre titre de séjour est perdu, vous devez déclarer la perte auprès de la police ou de la gendarmerie. Ensuite, une demande de duplicata se fait en préfecture ou via l’ANEF avec justificatifs d’identité et de domicile. Des frais sont exigés et un récépissé peut être délivré en attendant le renouvellement du document.

Puis-je déposer une nouvelle demande sous un autre statut après un refus ?

Oui, il est possible de solliciter un autre titre de séjour mieux adapté à votre situation réelle en France. Cette stratégie doit cependant être mûrement réfléchie. Un avocat expert en titre de séjour peut identifier le fondement le plus solide pour éviter une nouvelle décision défavorable.

Quelle est la durée d'attente pour un titre de séjour Vie privée et familiale à Paris ?

Les délais peuvent varier en fonction de la complexité de votre situation et de la réactivité de la Préfecture de Police. Selon les données d'instruction constatées sur 90 % des dossiers traités récemment, les délais sont les suivants :

  • Dossier optimal : dans le meilleur des cas, le délai d'instruction est de 2 mois.
  • Dossier standard : pour les demandes nécessitant quelques échanges avec l'administration, le délai est d'environ 7 mois.
  • Dossier complexe ou incomplet : si des pièces manquent ou si de nombreux échanges sont nécessaires, l'attente peut atteindre 10 mois.

Il faut également ajouter à ces délais un délai de 21 jours pour la fabrication physique du titre de séjour. Un dossier incomplet reste la cause principale de l'allongement de ces délais.

Source : Statistiques de l'administration numérique (demarche.numerique.gouv.fr) relatives aux demandes de premier titre de séjour vie privée et familiale.

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Photo de Maître Olivia Zahedi, Avocate à Paris chez Goldwin Partners

Article rédigé par :

O. Zahedi

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